Les 5 meilleurs albums rap de 2016
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Les 5 meilleurs albums rap de 2016

10 January 2017
par admin

En France comme aux States, la musique urbaine se comporte bien depuis 2010. Plus que jamais, les meilleurs rappeurs français et américains se montrent comme des hommes imparfaits et reconnaissables, et non comme des fortunés qui achètent tout avec leur sac.

De Tiers Monde à Kohndo, en passant par l’indémodable Edelweiss et le célèbre Américain Danny Brown, retrouvez ci-dessous le top 5 des meilleurs albums rap de 2016.

1. « Atrocity exhibition », de Danny Brown

Danny Brown - Atrocity exhibition

« Atrocity Exhibition » est sans doute l’un des albums de rap les plus authentiques de l’année, et le message est clair dès le premier morceau.

Dans « Downward Spiral », nous trouvons le rappeur de Detroit se dissimulant dans une salle sombre pour vivre dans la misère et l’auto-dégoût. Ses phrases sont visuelles, sans faille et carrément dégoûtantes pour les néophytes.

Mais Danny nous prouve encore une fois qu’il n’a pas complètement perdu la raison lorsqu’il menace d’avaler ces rappeurs comme un dernier steak. Aucun autre rappeur encore vivant ne pouvait se préparer un tel plat.

2. « No future», de Tiers Monde

Tiers Monde - No future

Depuis sa séparation du crew Bouchées Doubles, Tiers Monde montre de plus en plus sa capacité à dévaler la scène en solo. Parmi les ingrédients de ce rappeur figurent sans doute textes moralistes, autodérision et punchlines très visuelles.

Dans « No future», l’homme choisit des productions au style qui s’écartent de la tradition du rap. Nous recommandons entre autres les morceaux « Sans E» et « Babel » pour découvrir un avant-goût de son insoupçonnable talent.

3. « Fixpen sill », d’Edelweiss

Edelweiss - Fixpen Sill

Dans ce nouvel album, Edelweiss affirme sa volonté de dominer la scène musicale du rap.

Dès le morceau intitulé « Fixpen Sill » avec son admirable clip, on remarque bien qu’il est en train de viser les hauts du podium. Le duo opère donc un come-back magistral avec un mélange de boom-bap, de pop truffée de vocoder, du rap, le tout assaisonné par des textes au cynisme et à l’espièglerie bien évidents.

On notera aussi la présence d’un featuring avec Nekfeu à la fin de la liste de l’album : de quoi faire leur promo en bénéficiant de la notoriété de l’enfant prodige de l’entourage.

 4. « The healing component », de Mick Jenkins

Mick Jenkins - The healing component

Pour un artiste si sophistiqué, Mick Jenkins a un message relativement simple : répandre l’amour.

Dans cet album, l’artiste signe dès l’intro avec un texte qui tranche le cœur, une voix apaisante, des flows polyvalents et une production partagée par THEMPeople et Rascal.

Mais plus important encore, le rappeur natif de Chicago s’interroge sur la perception véritable de l’amour par tout le monde. D’après une interview réalisée pour faire la promo de « The healing component », il affirme vouloir à tout prix répandre l’amour.

 5. « Error 404 », de Brav

Brav - error 404

L’album de Brav est sans doute un cas à part qui mérite d’être gardé pour la fin.

Une œuvre exceptionnelle qui se présente comme un album de rap tout en voulant dépasser les codes en matière musicale et textuelle. On notera enfin un signe en particulier dans « Error 404 » : toutes les pistes sont chacune d’une durée de 4 minutes et 4 secondes (ce qui donne, en fait, 404), sauf le titre « Post Scriptum » qui double la durée avec 8 minutes et 8 secondes de musique.

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